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Politique alimentaire

TABLE DES MATIÈRES

Introduction.............................................................................................................p.4

Objectif général.......................................................................................................p.4

Objectifs spécifiques................................................................................................p.4

Fondements.............................................................................................................p.5

Exclusions................................................................................................................p.5

1.         Rôles et responsabilités à l'égard de l'alimentation.......................................p.5

            1.1       Le personnel éducateur......................................................................p.6

            1.2       La responsable de l'alimentation........................................................p.7

            1.3       La direction........................................................................................p.8

            1.4       Le conseil d'administration................................................................p.9

            1.5       Le parent...........................................................................................p.10

2.         Quantité et qualité nutritive.........................................................................p.10

            2.1       Nombre et taille des portions selon le guide alimentaire canadien...p.11

            2.2       Maximiser la consommation de légumes...........................................p.12

            2.3       Maximiser la consommation de fruits...............................................p.12

            2.4       Offrir des produits céréaliers riches en fibres....................................p.12

            2.5       Limiter la consommation de sel.........................................................p.12

            2.6       Limiter la consommation de sucre raffiné..........................................p.13

            2.7       Quelques aliments exclus.................................................................p.13

            2.8       Les risques d'étouffement.................................................................p.14

3.         Élaboration des menus.................................................................................p.14

            3.1       La structure des menus.....................................................................p.15

            3.2       Les collations.....................................................................................p.15

4.         Alimentation en pouponnière......................................................................p.15

            4.1       L'introduction des aliments complémentaires...................................p.16

            4.2       Les bonnes pratiques au quotidien....................................................p.16

5.         Allergies et intolérances alimentaires...........................................................p.17

            5.1       La prévention: une responsabilité partagée.......................................p.17

6.         Restrictions alimentaires..............................................................................p.20

            6.1       Obligations légales............................................................................p.20

            6.2       La charte des droits et libertés de la personne...................................p.21

7.         Approvisionnement......................................................................................p.22

            7.1       La provenance des produits...............................................................p.22

            7.2       La sécurité alimentaire......................................................................p.22

8.         Hygiène et salubrité.....................................................................................p.23

9.         Bibliographie................................................................................................p.24

10.       Outils...........................................................................................................p.25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

L'alimentation est un besoin essentiel qui va bien au-delà du simple fait de se nourrir. Elle touche toutes les dimensions du développement de l'enfant. Le centre de la petite enfance, dont la mission fondamentale vise à favoriser le développement global et harmonieux des enfants de 0 à 5 ans, doit non seulement répondre à leurs besoins physiologiques, mais aussi les guider dans l'apprentissage d'une saine alimentation et de bonnes habitudes de vie.

Le centre reconnaît le parent comme premier éducateur de son enfant. Par conséquent, sa collaboration avec le parent constitue un facteur déterminant qui contribue certainement à guider l'enfant vers des choix sains, à lui faire prendre conscience et à le soutenir dans cette démarche, laquelle saura influencer positivement son avenir.

 

Objectif générale

Offrir des services alimentaires de qualité de manière à affirmer, tant à l'interne qu'à l'externe, la mission éducative et le rôle actif du CPE dans le développement et la promotion de saines habitudes chez l'enfant de 0 à 5 ans.

 

Objectifs spécifiques

Ö        Fournir un outil permettant d'encadrer l'offre alimentaire de manière à respecter les fondements et principes nutritionnels essentiels à une bonne qualité de vie;

Ö        Définir, en se basant sur les recommandations canadiennes en nutrition, les exigences qualitatives et quantitatives relatives à l'alimentation en centre de la petite enfance;

Ö        Uniformiser les procédures préventives d'hygiène et de santé à l'égard de la pratique alimentaire;

Ö        Déterminer les rôles et responsabilités des divers intervenants au centre de la petite enfance à l'égard de l'organisation et de la gestion du volet alimentation;

Ö        Promouvoir l'action pédagogique et attitudes positives qui favorisent l'apprentissage de saines habitudes alimentaires.

 

Fondements

Cette politique s'appuie sur:

Ö        La Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance et les règlements du ministère de la Famille et des Aînés du Québec;

 

Ö        Les recommandations du Guide alimentaire canadien, version mise à jour en juin 2013;

 

Ö        Les recommandations de Santé Canada et du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec;

 

Ö        Gazelle et Potiron, le cadre de référence des environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l'enfance.

Exclusion

Pour leur caractère unique et exceptionnel, les fêtes comme les anniversaires de naissance, l'Halloween, Noël, la Saint-Valentin et Pâques font l'objet d'une exclusion. Bien que les repas et collations servis lors de ces journées doivent respecter les orientations de la présente politique, il se peut que des aliments ne faisant pas parti du Guide alimentaire s'ajoutent au menu habituel.

L'anniversaire de l'enfant est souligné au centre, par le centre. L'enfant fêté seulement, reçoit un gâteau. Le parent n'est pas autorisé à apporter des surprises ou de la nourriture pour souligner l'anniversaire ou lors des journées spéciales.

 

1.      RÔLES ET RESPONSABILITÉS À L'ÉGARD DE L'ALIMENTATION

Le succès d'une politique alimentaire repose essentiellement sur l'implication des personnes. Toutes les personnes, dans chacun des champs d'emploi en CPE, sont interpellées. Toutes ont un rôle fondamental et interrelié dans ce processus d'uniformisation des pratiques en alimentation. En effet, l'adoption, la mise en place, l'application au quotidien, le suivi et finalement la pérennité de la politique alimentaire requièrent une participation et une appropriation de la part de toute l'équipe.

En outre, l'expérience de diverses politiques alimentaires au cours des dernières années démontre qu'une telle réalisation, aussi bénéfique soit-elle, résiste mal au temps et aux mouvements de personnel, à moins que l'on développe des mécanismes d'évaluation et de suivi.

1.1 Le personnel éducateur

Son rôle

Le personnel éducateur porte la responsabilité globale de l'enfant, puisqu'il lui est confié en premier lieu. Il constitue le premier intervenant en lien direct avec l'enfant et le parent. Il joue un rôle déterminant, à commencer par celui de modèle, puisqu'au-delà de la présentation des aliments, une attitude positive, une ouverture d'esprit et le maintien d'une ambiance agréable autour de la table influenceront grandement l'enfant dans son apprentissage de saines habitudes alimentaires. De plus, en développant des activités interactives qui favorisent la découverte des bons aliments, il contribue à faire de la saine alimentation une expérience enrichissante et positive au quotidien.

 

Ses responsabilités

Ö        Éveillé la curiosité et suscite l'ouverture des enfants à l'égard des aliments sains et ayant recours à des chansons, des histoires et en donnant de l'information pertinente sur ces aliments comme leur valeur nutritive, afin de les rendre amusants et intéressants;

 

Ö        Prévoit à sa programmation, tout au long de l'année, des activités touchant la saine alimentation (activité cuisine, préparation d'un plat);

 

Ö        Communique efficacement avec les parents sur l'expérience vécue ainsi que sur la nature et la quantité d'aliments consommés par l'enfant durant sa journée;

 

Ö        Utilise les termes exacts pour identifier les aliments ou les ingrédients d'un menu;

 

Ö        Prend les précautions nécessaires lors de la manipulation des aliments pour assurer la sécurité alimentaire, autant en ce qui concerne les allergies que les intolérances;

 

Ö        Respecte les règles d'hygiène lors de la manipulation des aliments;

 

Ö        Adopte une attitude positive face à l'alimentation et fait preuve d'ouverture lorsque de nouveaux aliments sont présentés;

 

Ö        Favorise une ambiance détendue et agréable autour de la table;

 

Ö        Encourage l'enfant à goûter tous les aliments, sans toutefois le forcer, évite de faire des commentaires négatifs ou des reproches et apprend à l'enfant à reconnaître sa faim ou sa satiété;

 

Ö        N'utilise à aucune occasion les aliments en guise de récompense ou de punition ou encore comme poids de négociation;

Ö        Prépare les enfants à la prise du repas en établissant une routine (rangement, lavage des mains et de la table, mise de la bavette etc.)

 

Ö        Profite des occasions de formation qui lui sont offertes en matière d'alimentation;

 

Ö        Communique et collabore avec la responsable de l'alimentation relativement aux besoins alimentaires des enfants;

 

Ö        Participe aux échanges, aux travaux de réflexion et de consultation sur la dimension alimentaire (ex: changement biannuel);

 

Ö        Respecte les ententes d'accommodement prises entre le CPE et les parents relativement aux restrictions alimentaires.

 

1.2      La responsable de l'alimentation

Son rôle

La responsable de l'alimentation est le premier répondant de la politique et le centre de l'offre alimentaire. Elle prépare les repas et les collations selon les quantités recommandées en ayant le souci de la variété, de la qualité nutritive, du bon goût et de l'apparence. Elle assure la sécurité alimentaire en tout temps par le respect des règles d'hygiène, de salubrité, de conservation et d'entreposage des aliments et en offrant la nourriture adéquate aux enfants présentant des allergies ou des intolérances alimentaires. Enfin, elle agit à titre de personne de référence en ce qui concerne les questions alimentaires d'ordre général de la part du personnel. Elle peut être appelée à répondre aux questions des parents et des enfants portant sur l'alimentation offerte au CPE ou sur des notions de nutrition. Elle dirige les parents vers le personnel éducateur pour toute question spécifique à leur enfant.

Ses responsabilités

Ö        Propose des menus qui respectent le Guide alimentaire canadien;

 

Ö        S'assure que tous les aliments servis soient conforme aux exigences quantitatives et qualitatives décrites dans cette politique et qu'ils soient préparés et distribués selon les règles sanitaires établies;

 

Ö        Communique et collabore avec le personnel éducateur relativement aux besoins alimentaires des enfants;

 

Ö        Cuisine des aliments de qualité dans une variété intéressante;

 

Ö        S'assure que les aliments servis aux enfants souffrant d'allergies alimentaires soient exempts de toute contamination allergène;

 

Ö        S'assure de respecter les exigences relatives à l'hygiène, l'entretien, la conservation et l'entreposage des aliments telles que décrites dans cette politique;

 

Ö        Applique des méthodes de travail qui favorisent une bonne utilisation des ressources financières consenties;

 

Ö        Affiche le menu et avise le personnel lorsqu'un changement survient;

 

Ö        Conseille ou informe le personnel sur des questions liées à l'alimentation.

 

1.3      La direction

 

Son rôle

La direction assure la planification, le contrôle, le coordination et la mobilisation à l'égard de l'implantation, de l'application et de la pérennité de la politique alimentaire. Le rôle de la direction représente donc le point d'ancrage de l'organisation alimentaire et le lien entre tous les intervenants;

 

Ses responsabilités

Ö        S'assure que le personnel éducateur et la responsable de l'alimentation disposent des outils, des ressources et du temps nécessaires pour effectuer les tâches relatives aux orientations de cette politique, cela dans les limites du budget disponible;

 

Ö        S'assure de transmettre au personnel, s'il y a lieu, les informations relatives aux besoins alimentaires spécifiques de chaque enfant;

 

Ö        Encourage des rencontres avec des nutritionnistes ou autres professionnels de la santé dans les cas d'allergies, d'intolérances ou de besoins spécifiques reconnus médicalement;

Ö        Encourage, par des moyens concrets, les employées à participer à la formation continue ou à des ateliers portant sur l'alimentation et les soutient dans leur démarches de recherche d'informations sur le sujet;

 

Ö        S'assure, de faire valider les changements aux menus par une ressource professionnelle qualifiée en nutrition, telle qu'une technicienne en nutrition, une nutritionniste ou une diététiste interne ou externe;

 

Ö        Met en place, au besoin, des mécanismes qui favorisent le suivi et la pérennité de la politique alimentaire (rencontres décisionnelles avec la responsable de l'alimentation).

1.4      Le conseil d'administration

 

Son rôle

Le conseil d'administration définit les orientations et les objectifs du service alimentaire et statue sur l'adoption d'une politique interne.

Ses responsabilités

Ö        Place la qualité de l'alimentation au coeur des préoccupations lors de ses choix d'orientations et de ses prises de décisions;

 

Ö        Appuie les démarches et les initiatives de la direction qui visent la promotion de saines habitudes alimentaires, cela dans les limites du budget disponible.

 

1.5      Le parent

Ö        Prend connaissance des menus et s'assure d'effectuer les suivis lorsque des changements surviennent en matière d'intolérance ou d'allergie alimentaire;

 

Ö        Fait l'intégration de nouveaux aliments;

 

Ö        En cas d'allergie, il doit aviser la direction et le personnel de l'état et des mesures à prendre avec son enfant. Il doit fournir un avis médical si une médication est requise.

 

Ö        Favorise la découverte de nouveaux goûts.

 

2.      QUANTITÉ ET QUALITÉ NUTRITIVE

L'alimentation représente un élément de premier ordre dans le développement global de l'enfant. Les notions de quantité et de qualité en sont un des facteurs clés.

La quantité

Les enfants reçus au CPE, dépendamment de leur mode de fréquentation y consomment entre la moitié et les deux tiers de leurs besoins nutritionnels quotidiens. Le centre évalue le nombre et la taille des portions selon le Guide alimentaire canadien. Cependant, comme chaque enfant est unique et que son appétit varie beaucoup selon ses stades de croissance et son niveau d'activités, il reste le mieux placé pour déterminer la quantité d'aliments dont il a besoin.

La qualité

Mis à part les exclusions de cette politique à l'égard des fêtes annuelles ainsi que des événements spéciaux, le CPE offrira chaque jour une alimentation composée uniquement d'aliments faisant partie du Guide alimentaire canadien. Par cette initiative, le centre souhaite promouvoir auprès des enfants et des familles l'importance de manger sainement sur une base quotidienne.

 

2.1      Nombre et taille des portions selon le guide alimentaire canadien

Les tableaux ci-dessous indiquent respectivement le nombre quotidien de portions recommandé pour les enfants âgés de 2 à 8 ans et la quantité d'aliments que représente une portion.

Tableau 1: Nombre de portions quotidienne recommandé par le Guide alimentaire canadien

Groupe alimentaire

2 - 3 ans

4 à 8 ans

Fruits et légumes

4

5

Produits céréaliers

3

4

Lait et substituts

2

2

Viande et substituts

1

1

Source: Guide alimentaire canadien 2007, mis à jour en juin 2013

Les deux collations et le repas du midi servis au CPE fournissent, chaque jour, au moins la moitié des portions recommandées pour chacun des groupes alimentaires.

Tableau 2: Quelques exemples de ce à quoi correspond une portion

Groupe

Nature du produit

Quantité

Fruits et légumes

Légumes ( frais, surgelés, en conserve)

Fruits ( frais, surgelé, en conserve)

Jus 100% purs

125 ml  (1/2 tasse)

 

1 fruit ou 125 ml (1/2 tasse)

 

250 ml ( 1 tasse)

Produits céréaliers

Pain

Pâtes alimentaires

Riz

1 tranche (35 kg)

125 ml (1/2 tasse)

125 ml (1/2 tasse)

Lait et substituts

Lait

Yogourt

Fromage

250 ml (1 tasse)

175 g ( 3/4 tasse)

50g ( 1 1/2 oz)

Viandes et substituts

Poisson, volaille, viande maigre (cuit)

Légumineuses

75g / 125 ml

 

175 ml (3/4 tasse)

Huiles et autres matières grasses (vinaigrette, mayonnaise, margarine): 2-3 c. à table par jour.

La taille des portions servies au centre est conforme aux recommandations du Guide alimentaire canadien. Cependant, puisque l'appétit des enfants varie beaucoup une demi-portion de plus pourra être servie à l'enfant qui le demande et ce, tant qu'il en reste.

2.2      Maximiser la consommation de légumes

Ö        Les légumes présentés sont crus, blanchis ou cuits à l'eau bouillante, de façon à conserver le maximum de valeur nutritive.

 

Ö        Les dîners comportent au moins deux variétés de légumes.

 

Ö        Le jus de légumes privilégié est allégé en sodium.

2.3      Maximiser la consommation de fruits

Ö        Chaque jour, des fruits sont offerts aux enfants en collation.

 

Ö        Lorsque cela est possible, des fruits en purées sont ajoutés dans les muffins et les galettes.

 

2.4      Offrir des produits céréaliers riches en fibres

Ö        Des aliments faits de grains entiers sont présents tous les jours au menu et représentent au moins 50% des portions quotidiennes des produits céréaliers;

 

Ö        Les biscuits maison sont composés de farines mélangées (ex: moitié farine blanche et moitié farine de grains entiers.)

 

Ö        Les légumineuses et les fruits présents sur le menu, constituent également une excellente source de fibres et contribuent donc efficacement à l'atteinte de l'apport recommandé.

2.5      Limiter la consommation de sel

Ö        L'utilisation de sel est limités au minimum dans la préparation des recettes et il n'est jamais ajouté dans l'assiette;

 

Ö        Les aliments commerciaux allégés en sel sont privilégiés;

 

Ö        Pour rehausser le goût des aliments et des recettes, les vinaigrettes maison, les oignons, l'ail, le persil et d'autres fines herbes sont utilisés.

 

Ö        Voir annexes du cadre du référence Gazelle et Potiron afin de connaître les paramètres à respecter au moment de l'achat d'aliments.

 

2.6      Limiter la consommation de sucre raffiné

Ö        Les recettes qui exigent une grande quantité de sucre raffiné sont modifiées de sorte qu'une partie du sucre est remplacée par de la purée de fruits ou simplement soustraite;

Ö        Les aliments commerciaux contenant moins de sucre ajouté sont choisi au détriment d'autres aliments similaires qui en contiennent davantage.

Ö        Voir annexes du cadre du référence Gazelle et Potiron afin de connaître les paramètres à respecter au moment de l'achat d'aliments.

 

 

Les breuvages

 

L'eau est offerte à volonté à l'enfant tout au long de la journée;

 

À partir du moment où le poupon a intégré le lait de vache, la formule 3.25% de matières grasses lui est offerte et ce, jusqu'à l'âge de 18 mois. Après cet âge, le centre offre le lait partiellement écrémé à 2%.

 

 

2.7      Quelques aliments exclus

En raison de leur très faible teneur nutritive et d'une teneur excessivement élevée en sucre raffiné, en gras saturés, en cholestérol ou en sodium, les aliments suivants ne se retrouvent pas au CPE:

Ö        Charcuterie ( saucisses, bologne, tous les types de saucissons)

Ö        Pâtés et pains de viande en conserve

Ö        Friture

Ö        Aliments panés du commerce

Ö        Saindoux

Ö        Pâtisserie commerciales (beignes, crêpes, gaufres, gâteaux)

Ö        Frites ou pommes de terre congelés

Ö        Poudre pour pouding

Ö        Céréales sucrées sans fruits contenant plus de 6g de sucre ajouté

Ö        Rouleaux aux fruits

Ö        Sucettes glacées commerciales

Ö        Friandises glacées commerciales

 

2.8      Les risques d'étouffement

Les précautions suivantes sont observées afin de minimiser les risques d'étouffement:

Ö        Pendant les repas, le personnel favorise une ambiance calme, assure une supervision constante, exige que les enfants demeurent assis et les encourage à bien mastiquer avant d'avaler;

 

Ö        Les aliments suivants ne sont pas servis aux enfants de moins de 4 ans:

·         Les graines de tournesol ou de citrouille entières

·         Le maïs soufflé et les noix

 

En pouponnière et pour les enfants de 18-24 mois

 

Ö        Les légumes sont bien cuits et coupés en petits morceaux ou lanières;

Ö        Les pommes crues sont sans pelure, coupées en lanières et peuvent être râpées;

Ö        Les fruits sont sans pelure, sans noyau et sans pépins;

Ö        Les légumes à chair ferme ( carotte, brocoli, chou-fleur) sont blanchis

Ö        Les fruits à noyau sont dénoyautés

            Entre 2 ans et 4 ans

Ö        Les fruits à noyau sont dénoyautés

 

 

3.      ÉLABORATION DES MENUS

L'élaboration des menus représente une étape importante sous plusieurs aspects. Toutes les composantes (plat principale, collation) sont conçues de manière à s'équilibrer entre elles sur une base quotidienne et hebdomadaire.

De plus, puisque l'enfant a un petit appétit, il doit combler ses besoins nutritifs en plusieurs petites quantités d'aliments au cour de la journée. Les collations offertes au bon moment sont essentielles; elles viennent compléter et varier l'apport d'éléments nutritifs des repas.

 

3.1      La structure des menus

Ö        Tous les menus sont élaborés à partir des recommandations du Guide alimentaire canadien et respectent les énoncés de la présente politique;

 

Ö        Nous offrons un menu printemps-été et un autre automne-hiver. Vingt menus journaliers différents sont présentés en rotation pendant quatre semaines.

 

Ö        Chaque jour, tel que le recommande le Guide alimentaire canadien, le repas du midi contient les quatre groupes et les collations au moins deux.

 

3.2      Les collations

Une collation saine contribue à combler les besoins énergétiques des enfants. Une bonne collation, servie au moins deux heures avant le repas, vient compléter le repas précédant et non remplacer le suivant.

Ö        Deux collations nutritives sont servies quotidiennement à chaque enfant;

 

Ö        Les collations sont composées d'au moins deux des quatre groupe recommandés par le Guide alimentaire canadien.

 

4.      ALIMENTATION EN POUPONNIÈRE

 

Mentionnons, dans un premier temps, que l'introduction des aliments complémentaires est basée sur les recommandations issues des travaux du Comité de nutrition de la Société canadienne de pédiatrie, du groupe Les diététistes du Canada et de Santé Canada. Cependant, le centre reconnaît le parent comme premier éducateur de son enfant et respecte ses décisions à cette étape.

Apprendre à manger représente une transition importante dans la vie d'un enfant. Cet apprentissage touche tous les aspects du développement et se révèle donc une expérience en soi qui inclut le plaisir de porter des aliments à sa bouche et de les découvrir.

4.1      L'introduction des aliments complémentaires

À la pouponnière, le rythme de l'enfant est respecté.

À cause des risques d'allergies alimentaires précoces (surtout s'il y a présence d'allergies alimentaires au sein de la famille immédiate), aucun aliment qui n'ait d'abord été intégré par le parent ne sera offert au poupon.

 

4.2      Les bonnes pratiques au quotidien

Les quelques principes suivants sont appliqués par les membres du personnel éducateur en pouponnière:

Ö        Lorsque le poupon commence à manger les aliments complémentaires, le personnel le nourrit à la cuillère. Dès qu'il démontre la volonté de saisir les petits morceaux avec ses mains ou avec la cuillère, le personnel encourage ces pas vers la découverte et l'autonomie et le supporte dans cet apprentissage;

 

Ö        Le poupon peut avoir un appétit variable d'un jour à l'autre. Le personnel respecte l'appétit de l'enfant en étant attentif aux signes de faim ou de satisfaction;

 

Ö        L'eau qui est donné aux enfants est embouteillée;

 

Ö        Mis à part le lait, les breuvages seront offerts à l'enfant dans un gobelet à bec et non dans un biberon. Tout breuvage, même au gobelet, n'est jamais laissé à l'enfant pour une longue période de temps;

 

Ö        Les boires sont toujours effectués sous surveillance constante du personnel et aucun breuvage ni aucun aliment n'est donné à l'enfant lorsqu'il est en position couchée (La santé des enfants en service de garde);

 

Ö        Les boires sont toujours donnés par un adulte au nourrisson, et ce, jusqu'à ce que ce dernier ait la capacité de tenir et de manipuler lui-même sont biberon.

 

Ö        Le lait maternisé n'est pas fourni par le CPE.

 

5.      ALLERGIES ET INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES

La présence d'allergies alimentaires est de plus en plus fréquente et nécessite de la part des intervenants en petite enfance une vigilance constante. Selon l'Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA), tous les aliments protéiniques peuvent engendrer des réactions allergiques potentiellement dangereuses chez les personnes sensibles. Les 9 types d'aliments suivants ont été identifiés par Santé Canada comme étant responsables de 90% des réactions allergiques sévères:

Oeufs

Blé

Graines de sésames

Lait de vache

Arachides

Poisson, crustacé et mollusques

Soya

Noix

sulfites

 

La prévention des allergies et des intolérances alimentaires demeure le meilleur "traitement". C'est pourquoi nous en faisons une priorité et une responsabilité partagée entre les différents intervenants et par vigilance accordée dans la pratique.

À ce propos, le centre se réfère aux recommandations de l'AQAA qui offre de l'information et de la formation sur le sujet.

 

5.1      La prévention: une responsabilité partagée

L'intolérance comme l'allergie requièrent un avis médical. En ce qui concerne les mesures de prévention pour les enfants à risque, c'est-à-dire certains membres de la famille immédiate (père, mère ou frère, soeur) présentent des allergies, le centre respectera les recommandations écrites et signées du professionnel de la santé (allergologue ou autre).

Les mêmes mesures de prévention sont appliquées dans les deux cas, bien que les symptômes, le traitement et les conséquences diffèrent. Il importe donc, pour la sécurité de tous, que les membres du personnel apprennent à reconnaître les différents symptômes, puissent identifier les allergènes et soient aptes à prendre les mesures qui s'imposent en cas de réaction allergique ou de choc anaphylactique.

 

Lors de l'inscription ou de l'apparition d'une allergie ou d'une intolérance alimentaire, le parent doit:

Ö        fournir un avis médical signé du professionnel de la santé (allergologue ou autre);

 

Ö        Aviser le personnel et transmettre les informations sur l'allergie ou intolérance de l'enfant;

 

Ö        Fournir les médicaments d'urgence (auto-injecteur d'épinéphrine), ainsi que la prescription relative à l'administration de ce médicament signée par un membre du Collège des médecins (les renseignements inscrits par le pharmacien sur l'étiquette du médicament prescrit font foi de l'autorisation du médecin);

 

Ö        Transmettre au personnel tout changement concernant l'allergie ou l'intolérance;

 

Ö        Signer l'autorisation écrite afin de permettre au personnel du CPE d'administrer l'auto-injecteur en cas de besoin;

 

Ö        Signer l'autorisation écrite afin de permettre au CPE de mettre en évidence les fiches d'identification dans le local fréquenté par l'enfant lors de la prise de repas et collations, de même que dans la cuisine.

 

La direction s'assure:

Ö        Que le dossier de l'enfant contienne toutes les informations et autorisations nécessaires; que les mises à jour y soient effectuées et reportées sur les fiches d'identification présentes dans les différents locaux;

 

Ö        Que l'information sur les mises à jour soit transmise à la responsable de l'alimentation ainsi qu'aux membres du personnel appelés à travailler auprès des enfants, y compris les remplaçantes;

 

Ö        Que tout le personnel incluant les remplaçantes possède, par le biais de la formation continue et de l'information provenant des associations spécialisées, les connaissances relatives aux allergies: symptômes, contamination par allergènes, utilisation de l'auto-injecteur d'épinéphrine;

 

Ö        Que les informations et publications récentes sur le sujet soient remises au personnel.

 

Le personnel éducateur:

Ö        Veille à ce que l'enfant présentant une ou des allergies ne soit pas en contact avec les matières allergènes;

 

Ö        Assure une communication efficace et une bonne collaboration avec la responsable de l'alimentation afin de prévenir tout risque d'erreur à l'égard des allergies et des intolérances alimentaires;

 

Ö        S'assure d'expliquer l'allergie ou l'intolérance aux autres enfants de son groupe dans le but de les sensibiliser, en prenant soin toutefois que l'enfant allergique ne soit pas exclu ou étiqueté;

 

Ö        Voit à ce que le lavage de la bouche et des mains après le repas soit respecté;

 

Ö         S'assure que les vêtements souillés de nourriture soient remplacés; (les enfants qui peuvent arriver le matin avec des tâches de beurre d'arachide sur leur vêtement)

 

Ö        Apprend aux enfants à ne pas échanger: les ustensiles, la vaisselle ou les aliments. Dans de tels cas, peu importe s'il y a présence ou non d'allergie ou d'intolérance, les objets ou les aliments sont retirés et remplacés;

 

Ö        S'assure de bien nettoyer les tables et de retirer toute trace d'aliments sur le sol et sur les chaises après le repas;

 

Ö        Manipule avec attention les repas destinés aux enfants présentant des allergies afin d'éviter toute contamination avec les autres aliments;

 

Ö        Prend soin de vérifier s'il y a présence d'allergies ou d'intolérances avant d'utiliser des aliments pour le bricolage;

 

Ö        Assure une vigilance accrue lors des activités spéciales ou de sorties et se tient prêt à intervenir rapidement au besoin;

 

Ö        Informe systématiquement toute personne qui assure son remplacement ou une assistance auprès de son groupe, qu'il s'agisse d'un membre du personnel ou d'un bénévole, de la présence d'enfant ayant une allergie ou une intolérance;

 

Ö        Range les médicaments d'urgence (auto-injecteur d'épinéphrine) dans un endroit facilement et rapidement accessible, et ce, en tout temps. Noter que les autres médicaments, comme les antihistaminiques (ex: Benadryl), ne sont pas considérés comme médicaments d'urgence et doivent donc être rangés sous clé;

 

Ö        Apporte les médicaments d'urgence lors des sorties.

La responsable de l'alimentation:

Ö        Offre des repas sécuritaires aux enfants présentant des allergies ou des intolérances alimentaires;

 

Ö        Lors de la préparation des repas, adapte ses méthodes de travail pour exclure tout risque de contamination de la nourriture destinée aux enfants pour lesquels certains aliments représentent un danger;

 

Ö        Utilise des moyens efficaces pour isoler les repas destinés aux enfants présentant des allergies ou des intolérances lors du transport des repas vers les locaux, afin d'éviter toute possibilité de contamination avec les autres aliments;

 

Ö        Communique efficacement et collabore avec le personnel éducateur afin de prévenir tout risque d'exposition des enfants présentant une ou des allergies aux aliments allergènes;

 

Ö        S'assure que ses connaissances en matière d'allergies et d'intolérances alimentaires soient à jour.

 

6.      RESTRICTIONS ALIMENTAIRES

 

En tant qu'établissement de services à la famille, le CPE est sensible aux différences de culture et de religion de sa clientèle. Cette politique alimentaire prévoit des options d'accommodements qui pourront être proposées aux parents, selon la situation. Ce chapitre fait l'objet d'une consultation juridique afin de s'assurer que les choix offerts respectent les droits et responsabilités de tous en tenant compte des limites pouvant être rencontrées dans la pratique pour le CPE.

 

6.1      Les obligations légales

Tout d'abord, il est nécessaire de préciser les obligations des CPE découlant de leur loi constitutive et des règlements d'application. En vertu de cette loi, le CPE a l'obligation d'assurer la santé, la sécurité et le bien-être des enfants qu'il reçoit. Les articles 110 et 111 du Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance se lisent comme suit:

 

article 110. Le prestataire de services de garde doit, lorsqu'il fournit aux enfants des repas et des collations, s'assurer qu'ils sont conformes au Guide alimentaire canadien pour manger sainement (Santé Canada, Ottawa, 1997) ou toute autre édition ultérieure de ce guide pouvant être publiée par Santé Canada.

article 111. Le prestataire de services de garde soit suivre les directives écrites du parent quant aux repas et collations à fournir à son enfant si celui-ci est astreint à une diète spéciale prescrite par un membre du Collège des médecins du Québec.

 

6.2      La charte des droits et libertés de la personne

Les CPE doivent également respecter la Charte des droits et libertés de la personne et donc éviter toute forme de discrimination.

Par conséquent, le centre s'engage à:

Ö        Veiller à la santé, à la sécurité et au bien-être des enfants dont il a la garde;

 

Ö        Fournir aux enfants des repas et des collations qui sont équilibrés et conformes au Guide alimentaire canadien;

 

Ö        Évaluer toutes les possibilités raisonnable afin de proposer un accommodement qui conviendra le mieux à chaque cas d'espèce; cela sur demande écrite à la direction de la part d'un parent souhaitant qu'un aliment figurant au menu ne soit pas servi à son enfant.

Le CPE privilégie l'une ou l'autre de ces solutions:

Ö        Offrir un autre plat ou remplacer l'aliment qui pose problème;

 

Dans le cas où les contraintes seraient trop exigeantes pour le CPE

 

Ö        Accepter que le parent apporte un repas sous certaines conditions;

 

Ö        Accepter que le parent apporte l'ingrédient de remplacement pour son enfant afin qu'il soit cuit et apprêté par la responsable de l'alimentation de CPE sous certaines conditions.

 

conditions:        Le contenu du repas apporté ne représente aucun danger pour les autres                                       enfants souffrant d'allergies ou d'intolérances. L'aliment ou les ingrédients                                      doivent donc être facilement identifiables.

 

7.      APPROVISIONNEMENT

Le fait de choisir des aliments régionaux ou, du moins, de la province, offre des avantages économiques et écologiques importants pour toute la société. Cependant, l'aspect sécurité alimentaire doit toujours primer. À ce sujet, il est utile de lire les recommandations du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Les règles de base suivantes doivent être respectées afin de s'assurer que les produits utilisés soient sécuritaires:

 

7.1      La provenance des produits

Ö        Le CPE s'approvisionne chez les marchands autorisés qui peuvent garantir la provenance de l'aliment et qui sont en mesure d'informer leurs clients sur les conditions dans lesquelles il s'est développé et a été conservé;

 

Ö        Le CPE privilégie, dans la mesure du possible, les produits régionaux et provinciaux.

 

7.2      La sécurité alimentaire

Ö        Le CPE n'utilise pas lait cru ni de jus de fruits non pasteurisée;

 

Ö        Le CPE n'accepte aucune conserve maison, aucun mets préparé à la maison ou de confection artisanale (sauf pour des conditions particulières prévues, liées aux restrictions alimentaire et aux allergies);

 

Ö        Le CPE n'accepte aucun produit de la chasse ou de la pêche récréative;

 

Ö        Les aliments qui présentent une apparence douteuse ou un emballage endommagé sont jetés ou retournés au marchand;

 

Ö        Le CPE est inscrit sur la liste d'envoi de l'Agence canadienne d'inspection des aliments afin de recevoir les rappels d'aliments et alertes à l'allergie (www.inspection.gc.ca);

 

Ö        Lorsqu'un avis est émis concernant un aliment, la direction transmet l'information à la responsable de l'alimentation qui vérifie sa présence dans l'inventaire et le retire le ca échéant.

 

8. HYGIÈNE ET SALUBRITÉ

Dans la vie de tous les jours, et malgré des règles d'hygiène de base, le jeune enfant est exposé à différents type de bactéries ou de virus en raison de la proximité avec les autres à travers les jeux et les objets partagés. Cette réalité contribue sans aucun doute à la construction et au renforcement de son système immunitaire.

Toutefois, parce que ce système immunitaire est en plein développement, il fait partie de la population dite vulnérable, sensible à certaines bactéries potentiellement dangereuses, dont quelques unes sont associées à la salubrité alimentaire. Des moyens de prévention et des méthodes de travail adéquates sont prévus par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. La responsable de l'alimentation du centre a suivi la formation en Hygiène et salubrité, au mois de novembre 2009 et répond à toutes les exigences requises.

 

Bibliographie

 

 

POLITIQUE ALIMENTAIRE À L'INTENTION DES CENTRES DE LA PETITES ENFANCE ET AUTRES SERVICES DE GARDE ÉDUCATIFS, 2008 ARCPEL, action régionale des centres de la petite enfance de Lanaudière, Repentigny, 32 p.

GAZELLE ET POTIRONS, cadre de pour créer des environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur en services de garde éducatifs à l'enfance, Gouvernement du Québec 2014, 116 p.

 

Outils

CÉDÉROM POLITIQUE ALIMENTAIRE À L'INTENTION DES CENTRES DE LA PETITE ENFANCE et autres services de garde éducatifs

DVD RÉUSSIR UN VIRAGE SANTÉ, en milieu scolaire et dans les services de garde éducatifs à l'enfance

CÉDÉROM RECETTES, ateliers de cuisine-découverte, Les ateliers cinq épices