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L'éducatrice est un metteur en scène

Le rôle de l’éducatrice à la pouponnière est de permettre aux enfants de vivre des expériences selon leur niveau de développement.

Elle met du matériel stimulant à la disposition des enfants et planifie l’aménagement et les activités qui permettent aux enfants de franchir de nouvelles étapes. L’acteur principal est l’enfant. Il prend les initiatives, peut montrer son individualité et manifester ses goûts. L’adulte, quant à lui, est le metteur en scène. Il planifie et anticipe les réactions et voit à répondre aux besoins.

Le matériel

Pour le matériel, des tablettes ou des armoires à rangement sont à la hauteur des enfants. Ils ont ainsi l’intérêt de se déplacer, de souhaiter et de savoir où se trouve tel jouet. Le rangement apporte aussi beaucoup de stimulation aux enfants tant au niveau cognitif que moteur. Le rangement deviendra graduellement une étape de la journée des poupons.

 

Soins et individualité

Les soins sont les reflets de nos valeurs et communiquent une façon d’agir aux enfants. Ainsi, des soins offerts dans le respect sont à privilégier. Les soins sont des moments particuliers pour les enfants et non une corvée. L’éducatrice regarde l’enfant et lui parle. Que ce soit pour la crème solaire ou les repas. Par exemple, si on prend le temps de prévenir l’enfant qu’il sera mouché, il percevra que nous le respectons.

 

Séparation, accueil

Les moments de transition entre la maison et le centre de la petite enfance sont des moments importants pour les enfants. À l’arrivée de l’enfant avec son parent, l’éducatrice leur accorde quelques instants de son attention pour recueillir les informations de la soirée et de la nuit. Sans être trop longue, cette période permet à l’enfant de se sentir en sécurité et à l’éducatrice d’adapter ses interventions.

  • Inclure l’enfant dans la conversation.
  •  Se renseigner sur la nuit de l’enfant.
  •  Transférer les objets transitionnels.
  • Permettre aux parents quelques minutes de transition.

 

Repas

Les repas des enfants de moins d’un an sont pris selon l’horaire de chacun. Les rythmes individuels peuvent être respectés puisque le local le permet : micro-ondes, salles de repos etc. Un enfant peut jouer alors que l’autre mange. Les jouets mis à la disposition dans le local sont sécuritaires et les enfants sont autonomes. L’éducatrice peut donc consacrer son attention aux mangeurs.

Les enfants sont en tout temps sous surveillance lorsqu’ils mangent. Le repas lui est servi selon son habileté à se nourrir. L’éducatrice observe le bébé et peut reconnaitre ce dont il a besoin. Lorsque l’enfant commence à vouloir se nourrir seul, les éducatrices adaptent la façon dont la nourriture est servie. Par exemple, offrir des petits morceaux sur la tablette ou enlever le bouillon des soupes. Pour éviter les moments d’attente et les frustrations, les plus vieux peuvent être invités à participer à certaines tâches avant de s’asseoir. Des morceaux peuvent être servis sur la tablette et de l’eau est servie avant le repas.

Développer l’autonomie au dîner c’est :

  • Distribuer les bavoirs pour permettre à l’enfant de l’enfiler.
  • Présenter un aliment à la fois afin de leur permettre de découvrir les goûts et les textures et pour observer leurs préférences et leurs habiletés.
  • Offrir une cuillère même si l’éducatrice nourrit l’enfant.
  •  Permettre à l’enfant d’éplucher un bout de banane ou d’aider à séparer les quartiers de clémentine.
  • Encourager l’enfant à utiliser ses ustensiles.
  •  Donner les débarbouillettes pour qu’ils commencent à se laver.  

 

Changement de couches

Le changement de couche est un moment qui devient facilement routinier mais qui est chaque fois important pour les enfants. Pour ce moment intime, l’éducatrice accorde son attention à l’enfant et demande sa collaboration. Ce moment permet un échange privilégié.

  • Avertir que le moment approche.
  • Quand ils sont plus vieux, avoir un ordre identifié.
  • Préparer le matériel avant d’inviter l’enfant.
  • Demander la collaboration : lever les pieds, lever les fesses, tenir la couche.
  • Avoir des gestes doux.
  • Être à l’écoute.
  • Se concentrer sur l’enfant qu’on change. Ne pas discuter avec l’autre éducatrice ou faire des commentaires négatifs, de dégoût par exemple.  

 

 

La sieste

Pour répondre aux besoins des enfants, la pouponnière leur offre des moments de repos individuels tout en composant avec la vie de groupe. La pouponnière offre son lot de bruits et de mouvements, mais les bébés arrivent à s’adapter à cette routine.

  • Observer les signes de sommeil.
  • Respecter les rituels de chacun.
  • Permettre à l’enfant de dormir quand il en a envie.
  •  Attendre les signes avant de coucher l’enfant ou de le lever de son lit.

 

La routine est très importante à la sieste. L’éducatrice voit à transmettre les informations aux autres éducatrices : rester dans la chambre, faire un massage…

Sorties extérieures

 

Les sorties extérieures sont valorisées. L’enfant, même tout petit, est invité à manipuler ses vêtements en attendant son tour.  L’éducatrice veillera à vêtir tous les enfants simultanément pour réduire les moments d’attentes. La collaboration des parents est demandée pour fournir des vêtements qui conviennent à la température. Voilà donc notre vision d’une pouponnière qui répond au programme éducatif et à nos valeurs.

La discipline en pouponnière

 

La discipline à la pouponnière est un élément secondaire et peu utilisée directement, c'est-à-dire que l’environnement fait en sorte que les interventions sont réduites.

Ainsi, lors de conflits ou de transgression des règles, les adultes doivent se questionner sur la raison. Les enfants ne font pas intentionnellement des mauvais coups. Ils en ont plutôt la chance et tenteront, par curiosité, des expériences.

Comme énoncé précédemment, l’aménagement joue un rôle crucial dans le développement des enfants. Un enfant qui a tendance à transgresser des règles ou créer des conflits ne sera pas mis en retrait mais sera plutôt redirigé vers quelque chose de stimulant (ex : Un enfant qui veut monter sur la table manifeste son envie de grimper, mais fait part à l’éducatrice que c’est ce qu’il y a de plus amusant à sa disposition.)

Dans une situation où un enfant mord régulièrement ses pairs, les éducatrices remarquent à quel moment cela se produit, ce qui se passe avant et après et tentent de trouver des façons de les éviter. Par exemple, si un enfant mord entre le dîner et la sieste, on peut penser qu’il est fatigué et qu’il a besoin d’espace. Les adultes lui procureront alors un endroit ou un jouet solitaire.